De simple passionné à champion national, Clément Nikiéma incarne l’espoir d’un golf accessible à tous. Professionnel du golf, vainqueur du dernier Open SUNU, Clément Nikiéma se livre dans cet entretien sans détour. À la veille du championnat national des 5-6 et 12-13 juillet 2025, parrainé par Son Excellence Charles KABORÉ, Ambassadeur pour le sport, il revient sur son parcours inspirant, ses ambitions et son message pour les amoureux du sport.
Qui est Clément Nikiéma ?
Je suis Clément Nikiéma, je vis à Balkuy à Ouagadougou. Je suis marié et père de famille.
Comment êtes-vous venu au golf et depuis quand le pratiquez-vous ?
Depuis mon enfance, j’accompagnais mes grands frères au terrain pour observer les Européens jouer. Petit à petit, j’ai commencé à m’y essayer, et j’ai fini par aimer ce sport au point de le pratiquer quotidiennement et d’en faire une activité professionnelle. Je joue au golf depuis 1996.
Quelles sont selon vous les qualités pour pratiquer le golf ?
Il faut d’abord aimer ce sport et s’y engager pleinement. La détermination est essentielle. J’ai appris le golf par l’entraînement au quotidien. Le golf est un sport ouvert à tous : enfants, femmes, hommes… Il suffit de s’y mettre par passion, pour sa santé et pour les autres bénéfices qu’il procure.
Que répondez-vous à ceux qui pensent que le golf est un sport réservé aux riches ?
Je suis la preuve que c’est faux ! Je ne suis pas bourgeois et pourtant je joue au golf depuis 29 ans. Toute personne motivée peut pratiquer ce sport, sans distinction.
Qu’est-ce que le golf vous a apporté ?
Je rends grâce à Dieu. Le golf me permet de gagner ma vie et de subvenir aux besoins de ma famille. Je m’entraîne tous les jours : de 5h à 10h le matin et de 14h à 17h30 l’après-midi.
Parlez-nous de votre victoire à l’Open SUNU.
C’était une compétition difficile car une première pour moi. Mais j’étais confiant grâce à mes entraînements. Les adversaires étaient de haut niveau, notamment les deux Ivoiriens qui m’ont donné du fil à retordre. Mon avantage était ma bonne connaissance du parcours de Ouagadougou.
Et votre expérience au tournoi de Lomé ?
Je suis satisfait de ma 30e place sur 84 participants. Le plus difficile était l’adaptation au gazon, car chez nous on joue sur du sable. Cela m’a appris combien la maîtrise du terrain est importante.
Quels sont vos projets ?
Je souhaite bénéficier de soutiens pour m’entraîner régulièrement sur gazon. Cela me permettrait de mieux représenter le Burkina à l’international. Des pays comme le Ghana, le Sénégal, le Cameroun ou le Kenya m’ont déjà contacté pour des compétitions.
Quelles sont vos ambitions pour le championnat national des 12 et 13 juillet ?
Je vise le titre national. C’est une reconnaissance qui ouvre les portes des compétitions internationales. Mes précédents tournois ont été une excellente préparation.
Quel message adressez-vous aux autorités et au public ?
J’appelle le ministère des Sports et les autorités à soutenir le golf pour son développement. À ceux qui ne connaissent pas ce sport, je dis : venez essayer. En dix minutes, vous serez conquis!
propos recueillis par Juste Ephrem ZIO
Source : aconews.net